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L’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 19 juin 2013 (que SUD Chimie a largement dénoncé) comportait un volet dédié à la Qualité de Vie au Travail et à la Formation Professionnelle. Pour SUD Chimie, il est évident que ces accords ne révolutionneront pas les conditions de travail des salariés (sauf pour les amateurs de ping-pong et de mobilier coloré) mais offrent aux employeurs l’occasion de communiquer largement sur leur  « intérêt » pour le bien-être et la performance de leurs salariés en passant sous silence les véritables souffrances et leurs causes.

Depuis pas mal de temps déjà, les outils fleurissent pour permettre aux patrons d’inventer une « entreprise » complètement fantasmée, lieu d’épanouissement (avec la Qualité de Vie au Travail par exemple) et de dépassement de soi  (le Lean Management). Dans les 2 cas, le salarié, pardon le « collaborateur », est entièrement responsable de sa performance ou de son bien-être, indépendamment du milieu dans lequel il évolue.

On ne peut que déplorer que certaines organisations syndicales, obsédée par un « dialogue social » illusoire et auquel elles s’accrochent de toutes leurs forces pour justifier leurs incessantes trahisons,  cautionnent à travers la signature d’accords les manœuvres patronales (sur la Qualité de Vie au Travail par exemple).

Sous l’habit du « collaborateur » sommeille toujours un « travailleur »

SUD Chimie est d’avantage préoccupé par le fait que l’employeur doive respecter les prescriptions légales en matière de prévention de la santé et surtout qu’il assure des conditions de travail qui préserve l’intégrité des travailleurs.

Dans le contexte actuel des ordonnances Macron, toutes ces gesticulations masquent en réalité une dégradation historique des conditions de travail : l’inversion de la hiérarchie des normes facilite l’augmentation du temps de travail et de mise à disposition de l’employeur, les licenciements sont  facilités et la précarité tend à devenir le modèle. Cerise sur le gâteau, le CHSCT, l’instance représentative du personnel directement concernée par les conditions de travail va complètement disparaître.

QVT, Lean Management, etc …. Du bla-bla pour endormir les salariés

Au mieux de la com’ complètement inepte, mais plus certainement une entreprise d’accompagnement idéologique du processus actuel d’atomisation des droits des salariés.

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